Mercredi 3 juin

Les conférences plénières ont lieu en français ou en anglais, avec une traduction simultanée. Les sessions ont lieu en français ou en anglais, selon le choix des intervenants et ne font pas l’objet de traduction simultanée.

08H30

OUVERTURE DU COLLOQUE
Par Joëlle Le Marec, Présidente du comité scientifique

08H45

50 ANS DE RECHERCHE SUR LA COMMUNICATION SCIENTIFIQUE – MODÈLE ET TENDANCES
Par Massimiano Bucchi & Brian Trench
Massimiano Bucchi et Brian Trench donnent une présentation synoptique de commentaires, de recherches et d’analyses dans la communication scientifique au cours des cinquante dernières années.
 
Les présentateurs ont réuni 80 « ouvrages essentiels » dans le domaine dans une anthologie en quatre tomes, à paraître en 2015 chez Routledge. Eparpillés au début, les travaux analytiques et critiques en communication scientifique se sont consolidés au cours des deux dernières décennies et le rythme de publication s’est accéléré. Bucchi et Trench discutent de pourquoi et comment l’intérêt formel des professionnels et des universitaires pour la compréhension de la communication scientifique a augmenté. Ils présentent quelques écrits marquants de la collection qu’ils ont éditée, y compris des textes tombés dans l’oubli qui méritent davantage d’attention. Ils identifient les axes principaux de la recherche en communication scientifique et tirent un bilan de ses contributions.
 
Mais ils attirent aussi l’attention sur certaines lacunes et faiblesses dans le corpus de publications, qui grandit rapidement. Il émerge de la collection d’écrits rassemblés par Bucchi et Trench une image d’une communauté internationale d’universitaires et de professionnels qui partagent de nombreux intérêts, préoccupations et activités, mais qui pourraient tirer profit d’une connaissance plus complète de ce qui a été fait et ce qui se fait dans ce domaine très varié.

09H30

PAUSE

10H30

LA SCIENCE CITOYENNE ET LA CITOYENNETÉ SCIENTIFIQUE : MOTS IDENTIQUES, SENS DIFFÉRENTS ?
Par Alan Irwin
« La science citoyenne » se laisse définir de nombreuses façons. Elle représente souvent une sorte d’extension « big data » à des projets scientifiques existants, mobilisant un éventail plus large de publics qui l’assistent dans la récolte de donnés et d’observations et, dans une certaine mesure, l’analyse. Parfois, aussi, elle se présente comme un moyen de vulgarisation scientifique et de diffusion. Dans sa définition la plus radicale, elle peut être considérée comme un pas dans la direction d’un plus grand intéressement du public (« public engagement ») – et d’une plus grande transparence démocratique – dans l’orientation et la forme de la recherche scientifique.
 
A un moment où il semble que de plus en plus d’institutions scientifiques à travers le monde adoptent la « science citoyenne », l’objectif de cette séance est de poser des questions sur les rapports entre la science citoyenne et les enjeux plus généraux de la citoyenneté scientifique. Au cours de la dernière décennie en particulier, des interprétations cruciales de la science citoyenne comme lieu important d’un engagement socio-technologique ont perdu du terrain face à une perspective moins réflexive – l’accent était donc quelque peu plus sur « comment les citoyens peuvent-ils aider la science » que sur « comment les scientifiques peuvent-il apprendre des citoyens ». Est-ce que cela signifie que la science citoyenne est condamnée à opérer dans un cadre scientiste étriqué, ou a-t-elle le potentiel d’impulser une action plus large et plus démocratique ?

11H15

LA COMMUNICATION SCIENTIFIQUE DANS UN MONDE POST-2015 : LE POINT DE RENCONTRE DES CONTEXTES TRANSNATIONAUX, MULTIDISCIPLINAIRES ET SOCIOCULTURELS
Par Elizabeth Rasekoala
Le paysage post-2015 du développement durable mondial est fortement lié aux défis redoutables de la rencontre des contextes transnationaux, multidisciplinaires et socio-culturels. Le rôle de la science et de sa communication dans cette aire complexe ne pourra pas se limiter au mode opératoire « business as usual » (continuer comme si de rien n’était). Les défis innombrables et inextricables du développement, que la communication scientifique devrait mettre en exergue tout en promouvant le rôle central de la science, sont profonds.
 
La crise Ebola en Afrique de l’Ouest, avec ses ramifications mondiales, est un exemple classique de cet enchevêtrement de paramètres et de la façon dont ils se sont réunis dans une « tempête parfaite » (« a perfect storm ») pour remettre en question l’orthodoxie de la communication scientifique actuelle, les discours sur les rapports entre science et société et la manière de s’en approcher, et les dimensions socio-culturelles de la manière dont les individus et les communautés conceptualisent et comprennent les notions « scientifiques » du risque et de l’incertitude.
 
Il est de plus en plus généralement admis qu’un effort scientifique multidisciplinaire est essentiel pour rendre les sociétés capables de surmonter les multiples défis du développement. Ainsi, l’impérieuse nécessité de la multidisciplinarité devrait s’appliquer aussi aux façons de communiquer la science en termes du quoi, du comment, du où, des outils, des méthodologies, etc. L’art de la communication scientifique a ainsi besoin d’une rénovation de fond en comble afin de produire les innovations transformatives requises dans ce nouveau cadre exigeant. Les indicateurs-clé de ce cadre de communication scientifique post-2015 devraient inclure :
 
Des approches centrées sur les citoyens, donnant la priorité aux dimensions sociales et culturelles, y compris en fonction du sexe, pour transformer les initiatives euro-centriques et à prédominance masculine qui prévalent actuellement.
Les spécialistes en sciences sociales doivent jouer un rôle actif, en aidant à aborder les contextes socio-culturels.
Une direction et un contrôle conjoints efficaces, incluant les acteurs locaux (gouvernements, la société civile et les organisations communautaires) en plus des groupes internationaux.
Mettre l’accent sur la durabilité à long terme des initiatives à mener, telles que la formation d’une nouvelle génération de spécialistes de la communication scientifique et de journalistes multidisciplinaires qui les amènera à travailler pour et avec leurs concitoyens dans la communication sur le rôle crucial de la science dans le développement durable et le mieux-être des sociétés, dans une dynamique inclusive et autonomisante.

 

14H30
16H00

SESSIONS

Scientifiques et politiques : quel est le langage commun ? (table ronde)

Table ronde animée par Esther Gaudreault, Pierre Normand, Joanne Padron Carney et Rolf Tarrach.

Utilisation des animaux dans la recherche biomédicale - un débat science - société (table ronde)

Table ronde animée par Victor Demaria-Pesce, François Lachapelle, Nicolas Dudoignon, Sarah Rappaport, Fabienne Crettaz von Roten et Dario Padovan.

Mobilisation du public 1/2

[FR] Clémence Emprin : Entre médiation scientifique et recherche collaborative au sein du labex ITEM : quelle place des sciences sociales dans les territoires de montagnes ?

[FR] Grégoire Molinatti, Sarah Girot : Les représentations de la participation citoyenne aux choix  et techniques chez des « profanes » impliqués dans une conférence de consensus sur les neurosciences au niveau européen.

[EN] Debora Miranda : Partager les résultats de la recherche pour influencer une politique : exemples d'un consortium de recherche sur le paludisme.

[FR] Claire Garraud, Matteo Merzagora : Le projet QSEC² (Questions de Sciences, Enjeux Citoyens) : co-construire et animer des expositions pour et avec les citoyens franciliens.

Étude des modes de médiation 1/2

[EN ]Dauod Ali Abdullah : La communication scientifique en Palestine : le rôle des Festivals des Sciences dans l’alphabétisation et l’apprentissage scientifique

[EN] Magdalena Brunner : Restaurant et festival : la science dans des environnements hors du commun

[FR] Michel Robert : La Recherche démystifiée en Région Lorraine par le Cinéma ?

[FR] Brïte Pauchet : L’apprentissage scientifique par les festivals

Médiation scientifique et éducation informelle 1/2

[FR]Marie-Eve Migueres : WEBRADIO FENNEC, entre sciences et médias

[FR] Charlotte Barrois de Sarigny : Cerveaux d'Ados - La construction des savoirs comme outil démocratique

[FR] Mohammed Belaïche : Les clubs scientifiques au service de l’enseignement informel des sciences

[FR] Catherine Oualian : Initier des lycéens à la recherche scientifique : un vecteur d’inclusion sociale

[FR] Schweyer Cléo : Tintin au pays des scientifiques

Médiation scientifique et arts 1/3

[EN] Michelle Lewis-King : Pulse Project : rencontre intime entre les arts et les sciences, l’Est et l’Ouest, soi-même et l’autre

[EN] Milla Karvonen : Communiquer la science à travers la musique inspirée par la science

[FR] Julien Bobroff : Le design et l'art pour vulgariser la physique

[FR] Isabelle Le Brun : Quand art et science s’entrecroisent

[FR] Philippe Berthelot : Conter l'histoire des sciences, une forme originale de médiation scientifique

Médiation scientifique et technologies du numérique 1/3

[EN] Silvia Simon - Miquel Duran : La communication scientifique 2.0.1

[EN] Ajibola Omokanye : Explainartist : le partage créatif des connaissances 

[EN] Siavash Atarodi : Présentation du projet SILHOUETTE

[EN] Gilbert Faure : La curation au bénéfice de la gestion des connaissances scientifiques

Médiation scientifique et enseignement formel 1/5

[FR] Emmanuel Rollinde : La médiation scientifique par le mouvement

[FR] Nathalie Davoust-Nataf : Construire une médiation en infectiologie

[FR] Sabine Lavorel : Le jardin comme médiateur des savoirs : exemple du jardin de l'ENS de Lyon

[EN] Miquel Duran : La magie utilisée pour enseigner les éléments-clé en sciences

[EN] Fernando Blanco : La magie mathématique comme outil de motivation

16H00

PAUSE

16H30
18H00

SESSIONS

Mobilités interculturelles et transformations des rapports à la science (table ronde)

Table ronde animée par Hélène Hatzfeld, Joëlle Le Marec, Sarah Cordonnier, Ludovic Garattini et Claudio Broitman.

Science à la télévision 1/2 (table ronde)

Table ronde animée par VENKATESWARAN THATHAMANGLAM VISWANATHAN, Elizabeth Vidal, Irène Lapuente et Gauhar Raza.

Problématique « Science et société » 1/2

[EN] Christophe Boete : Les scientifiques, les publics et la transgénique : information, confiance, communication et engagement dans la recherche sur les maladies à transmission vectorielle

[FR] Rajae Slimani : La médiation des sciences : un pilier de la démocratisation de l’accès à la CST

[FR] Lydie Valade : Plusieurs formes de médiations de la chimie

[FR] Vanessa Mignan : Le lien social, un médiateur scientifique privilégié ? 

[FR]Glen Millot : Pour que la recherche réponde aux besoins de la société : les boutiques de sciences

Mobilisation du public 2/2

[EN] Anna Schaefers : Où et comment atteindre le public ?

[EN] Jon Rea : Partager l’avenir

[EN] Weisskopf Markus : Comment la science citoyenne et la communication scientifique peuvent-elles s’enrichir réciproquement ? Exemples allemandes et européennes

[EN] Achintya Rao : La sensibilisation et la mobilisation du public dans la physique des particules : résultats préliminaires d’une étude pilote

Politique et actions de médiation dans les universités et les organismes de recherche 1/2

[FR] Florence Belaen : Science et société pour les universités. Plus qu'un enjeu, une nécessité !

[EN] Stéphanie Couvreur : Projets collectifs Science & Société sur le campus Paris-Saclay

[FR] Sylvie Coiteux : Quel rôle pour les universités dans l’évolution de la culture scientifique ?

[FR] Mustapha Nadi : Recherche scientifique et interactions disciplinaires : réalité ou incantation ?

Étude des modes de médiation 2/3

[FR] Arnaud Fischer : Le prisme de l'histoire : un sésame de la vulgarisation scientifique

[FR] Lorenzo Diez : La Folle journée de l'architecture

[FR] Catherine Allamel-Raffin : Un Janus bifrons ? L'illustrateur scientifique entre pratiques de recherche et pratiques de diffusion à l'intention d'un large public

[FR] Richard Emmanuel Eastes : Les jeux de discussion comme outils de médiation

Médiation scientifique et enseignement formel 2/5

[FR] Cyrille Baudouin : Le Physics Summer camp : une action innovante pour faire découvrir la recherche aux lycéens et former les enseignants

[EN] Hanaa Hosny : L’initiative des Clubs des Sciences à la Bibliotheca Alexandrina

[EN] Andrea Karpati : Des atomes aux étoiles – Vivre la physique avec des élèves du secondaire

[EN] Martina Froehlich : KinderBOKU-Themenkoffer – les sciences à destination des enfants

Médiation scientifique et technologies du numérique 2/3

[FR] Pierre-Antoine Gerard : Des TIC pour les Digital Natives ? Retour sur une injonction à partir du cas d’un établissement de Culture Scientifique et Technique 

[EN] Joël Chevrier : Le smartphone en tant que HomeLab : les sciences chez soi

[FR] Lucile Guittienne : Application de la stratégie cross-media à une exposition de muséum

[FR] Simon Schmitt : La vulgarisation scientifique à travers les médias numériques

Le chaînon manquant entre l’érudition et la pratique : comment favoriser une communication scientifique fondée sur les données (table ronde)

Table ronde animée par Alexander Gerber et Brian Trench.

18H00

MA THÈSE EN 180 SECONDES
Finale Nationale
Faire comprendre à un auditoire profane et diversifié des années de recherche en trois minutes et au plus grand nombre, tel est le défi lancé par le CNRS et la Conférence des présidents d’université (CPU) aux doctorants. Pour la deuxième édition du concours “Ma thèse en 180 secondes”, l’ensemble des regroupements universitaires français se sont portés volontaires et feront se rencontrer leur meilleur candidat le 3 juin 2015 à Nancy au cours de la finale nationale.

ACCÈS SUR INSCRIPTION : MT180.FR